Arrum Hamid Harahap

Arrum Hamid Harahap est doctorant à l’Université d’Andalas et l’un des chercheurs associés au projet KONEKI, financé par le gouvernement australien. Dans le cadre de son doctorat, il se concentre sur les services écosystémiques rendus par les forêts aux agriculteurs de Tapanuli, dans le but de comprendre leur dépendance, les dynamiques écosystémiques et leur vision des bénéfices futurs des forêts. En 2024, il a eu l’opportunité de collaborer avec l’Unité de Recherche Forêts et Sociétés du CIRAD, grâce à une bourse de mobilité de recherche de l’ambassade de France – IFI : Séjour Scientifique de Haut Niveau (SSHN).

Découvrez ses impressions et ses messages tout au long de son parcours de recherche.

• En quelques mots, comment décririez-vous votre domaine de recherche ?

Mon domaine de recherche englobe la gestion des ressources naturelles, la conservation des forêts et des zones côtières, la socio-économie des communautés locales et autochtones, ainsi que l’adaptation fondée sur les écosystèmes face au changement climatique.

• Cette année, vous avez eu la chance de vous rendre dans une université/un laboratoire en France. Quels étaient les objectifs de votre séjour ?

L’objectif de mon séjour de recherche en France était d’établir un lien avec l’Unité de Recherche Forêts et Sociétés du CIRAD, qui intervient en Indonésie depuis environ 30 ans. Durant mon séjour, mes travaux ont été discutés avec les chercheurs de l’unité, et nous avons exploré les domaines d’intervention dans les pays à forêts tropicales ainsi que les perspectives de collaboration interinstitutionnelle pour l’avenir.

• Quels objectifs avez-vous atteints lors de votre séjour à l’université/au laboratoire en France ?

Cette bourse m’a offert l’opportunité d’apprendre directement sous la supervision du Dr Plinio Sist et du Dr Manuel Boisserie, qui possèdent une solide expérience dans les pays tropicaux. J’ai présenté les résultats de mes recherches lors d’un séminaire organisé par le département Forêts et Sociétés, et j’ai pu participer au programme SALSA (South East Asia Landscape for Sustainable Agriculture), initié par le CIRAD et divers d’études en agronomie en Asie du Sud-Est. Grâce à cette opportunité, nous avons entamé des discussions sur une collaboration renforcée entre l’Université d’Andalas et le CIRAD, avec l’espoir de concrétiser ce partenariat en 2025.

• Quelle est l’expérience la plus inoubliable que vous avez vécue pendant votre séjour à l’université/au laboratoire en France ?

J’ai séjourné à Montpellier pendant six semaines. Sur le plan professionnel, cette visite m’a permis de construire un réseau avec les scientifiques du CIRAD. J’ai également eu l’occasion de rencontrer de nombreux chercheurs basés à Montpellier, impliqués dans des projets à travers le monde. Durant ce séjour, j’ai présenté mes recherches et reçu des retours constructifs de la part des chercheurs du CIRAD.

• En quoi votre séjour à l’université/au laboratoire en France pourrait-il contribuer à votre évolution de carrière ?

Mon séjour au CIRAD a eu un impact significatif sur le développement de ma carrière. Au cours de cette visite, j’ai non seulement élargi mon réseau professionnel avec des scientifiques internationaux, mais également acquis de nouvelles perspectives sur les approches et les méthodologies innovantes dans le domaine de la conservation et de la gestion des ressources naturelles. Cette expérience m’a permis d’améliorer la qualité de mes recherches futures et d’explorer des collaborations avec des institutions internationales, telles que le CIRAD. J’espère également que ce séjour ouvrira des opportunités pour lancer des projets communs et renforcera les liens entre l’Université Andalas et le CIRAD, contribuant ainsi au progrès scientifique et à l’application pratique dans les domaines de la conservation forestière et du développement durable.

L’expérience d’Arrum avec le CIRAD montre à quel point il est important de construire un réseau mondial pour préserver les ressources naturelles. Étendez votre empreinte et faites partie de la solution mondiale !

Bayu Suseno

Bayu Suseno est doctorant en Statistique et Science des données à l’Institut Agronomique de Bogor (IPB), en Indonésie. Il est bénéficiaire de la bourse de mobilité et de recherche Séjour Scientifique de Haut Niveau (SSHN) pour 2024 et 2025 au sein de l’Unité Mixte de Recherche Information – Technologies – Analyse environnementale – Procédés agricoles (UMR ITAP) à l’Institut Agro Montpellier, en France.

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• En quelques mots, comment décririez-vous votre domaine de recherche ?

Mon domaine de recherche se concentre sur la statistique et la science des données et met l’accent sur le développement de modèles statistiques avancés pour prédire les phases de croissance du riz. L’objectif est d’utiliser des approches quantitatives et des données issues de la télédétection afin d’améliorer la précision et l’efficacité des prévisions, applicables dans le secteur agricole.

• Cette année, vous avez eu la chance de vous rendre dans une université/un laboratoire en France. Quels étaient les objectifs de votre séjour ?

L’objectif principal de mon séjour était de collaborer à un projet de recherche avec des experts dans mon domaine. Cette activité comprenait des échanges de connaissances, le renforcement de mes compétences en rédaction scientifique, ainsi que la publication d’un article dans une revue scientifique classée (Q1). Ce séjour m’a permis également d’approfondir mes compétences techniques et méthodologiques, tout en consolidant les relations académiques entre mon université d’origine et le laboratoire d’accueil en France.

  • Quels objectifs avez-vous atteints lors de votre séjour à l’université/au laboratoire en France ?

Pendant mon séjour en France, cette bourse m’a donné l’opportunité d’apprendre la langue et de découvrir la culture française. J’ai également pu rédiger et soumettre un article scientifique dans une revue classée Q1. De plus, ce séjour m’a permis d’élargir mon réseau professionnel en établissant des relations précieuses avec de nombreux collègues et experts dans mon domaine.

  • Quelle est l’expérience la plus inoubliable que vous avez vécue pendant votre séjour à l’université/au laboratoire en France ?

J’ai passé trois mois à Montpellier, en France, et c’était ma première expérience à l’étranger. L’un des souvenirs les plus inoubliables a été de vivre comme un français : découvrir leur mode de vie, goûter aux spécialités comme le fromage, le pain, le croissant et la baguette, c’était incroyable !

Les gens étaient très accueillants et chaleureux, ce qui a rendu mon séjour encore plus agréable. Les paysages étaient magnifiques, et voir la neige pour la première fois a été un moment magique. Sur le plan académique, avoir eu l’opportunité de rédiger et de soumettre un article dans une revue classée Q1 est une grande fierté et restera l’un des moments clés de ce séjour.

  • En quoi votre séjour à l’université/au laboratoire en France pourrait-il contribuer à votre évolution de carrière ?

Mon expérience en France a grandement contribué à l’évolution de ma carrière. Tout d’abord, ce séjour m’a permis d’élargir mon réseau scientifique grâce à des collaborations avec des chercheurs et des experts renommés. Ensuite, mes compétences en français se sont améliorées, ce qui constitue un atout précieux pour les collaborations internationales.

De plus, ce séjour m’a aidé à renforcer mes capacités en rédaction et soumission d’articles scientifiques dans des revues classées Q1. Ces nouvelles compétences, tant linguistiques que scientifiques, joueront un rôle essentiel dans le développement de ma carrière académique et dans la réalisation de mes objectifs de recherche à l’avenir.

Bayu a prouvé que l’expérience de la recherche internationale n’élargit pas seulement les horizons scientifiques, mais enrichit également l’ensemble du parcours universitaire. C’est maintenant à votre tour de saisir l’occasion, de forger des collaborations mondiales et d’apporter une réelle contribution au monde de la science !

Miratul Khusna Mufida

Miratul Khusna Mufida est enseignante à Politeknik Negeri Batam et doctorante à l’Université Polytechnique Hauts-de-France. Elle se consacre à l’apprentissage approfondi d’intelligence artificielle (IA) pour la prévision durable de l’occupation des parkings en milieu urbain.

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• En quelques mots, comment décririez-vous votre domaine de recherche ?

Mon domaine de recherche est axé sur le développement de systèmes basés sur l’intelligence artificielle pour prédire la disponibilité des places de stationnement. Cela inclut la conception d’algorithmes capables d’analyser des données en temps réel afin d’optimiser la gestion du stationnement, de réduire la congestion urbaine et de contribuer à la diminution de la pollution de l’air.

En traduisant des modèles théoriques en applications pratiques, ma recherche propose non seulement des solutions de mobilité intelligente, telles que la planification des trajets pour garantir un stationnement pratique, mais elle aborde également de manière efficace des problèmes concrets. Cette approche soutient les objectifs de développement durable et promeut une mobilité urbaine responsable.

• Cette année, vous avez eu la chance de vous rendre dans une université/un laboratoire en France. Quels étaient les objectifs de votre séjour ?

L’objectif de mon séjour en France était de poursuivre le développement de ma recherche doctorale, en particulier pour améliorer le système de prédiction de la disponibilité des places de stationnement basé sur l’intelligence artificielle. Cette visite m’a également permis de collaborer étroitement avec des chercheurs de renom et de tirer parti des ressources de pointe disponibles dans les laboratoires français afin de perfectionner et mettre en œuvre des solutions innovantes.

Cette collaboration vise à bénéficier à la fois à l’Indonésie et à la France, en facilitant l’échange de connaissances et de compétences, en renforçant les capacités de recherche, et en apportant des applications concrètes pour répondre aux défis de la mobilité urbaine dans les deux pays.

• Quels objectifs avez-vous atteints lors de votre séjour à l’université/au laboratoire en France ?

Cette bourse m’a offert une opportunité précieuse de poursuivre ma recherche doctorale au Laboratoire d’Automatique, de Mécanique et d’Informatique Industrielle et Humaines- Université Polytechnique Hauts-de-France (LAMIH-UPHF), en France, sur un sujet d’actualité : la prédiction de la disponibilité des places de stationnement par l’intelligence artificielle. Cette recherche s’inscrit dans la continuité d’un projet entamé durant mon doctorat, et elle m’a permis de continuer à y contribuer depuis le laboratoire français.

Le projet a déjà montré des avancées significatives et a reçu le soutien du CNRS pour le développement d’une startup. En participant à cette dynamique, je peux garantir la continuité et la qualité de mes travaux. Par ailleurs, cette collaboration ouvre la voie à la création d’un laboratoire conjoint franco-indonésien, renforçant ainsi l’impact positif de la recherche pour les deux pays.

• Quelle est l’expérience la plus inoubliable que vous avez vécue pendant votre séjour à l’université/au laboratoire en France ?

Pendant mes trois mois à Valenciennes, j’ai pleinement profité de l’expertise scientifique et technique de l’Université Polytechnique Hauts-de-France. Cette expérience a été extrêmement enrichissante sur le plan professionnel. J’ai pu collaborer avec des chercheurs de renommée internationale, ce qui m’a permis d’acquérir de nouvelles compétences et d’approfondir mes connaissances dans mon domaine.

J’ai participé à divers projets innovants, en exploitant les ressources et technologies de pointe disponibles à l’université. Cette immersion m’a permis non seulement d’améliorer mes compétences techniques, mais aussi de mieux comprendre les méthodes de recherche et la gestion de projets scientifiques. Ce séjour a véritablement constitué un atout majeur pour l’évolution de ma carrière.

• En quoi votre séjour à l’université/au laboratoire en France pourrait-il contribuer à votre évolution de carrière ?

Mon séjour à l’université en France m’a permis de créer un réseau de recherche international, de collaborer avec des chercheurs de renommée mondiale et d’apprendre directement d’eux comment mener et publier des recherches. Cette expérience a été un tremplin pour mon développement professionnel, me permettant de travailler à l’échelle internationale au sein d’équipes de recherche expérimentées.

Ces compétences sont essentielles pour assumer, à l’avenir, des responsabilités telles que la gestion d’équipes de recherche dans mon université d’origine. J’ai également participé à de nombreuses activités scientifiques, telles que des réunions de recherche, des sessions de réflexion, le séminaire Tec-Log, et j’ai présenté mes travaux de recherche, recevant des retours précieux de la part de collègues du même domaine.

Grâce à sa détermination et à sa collaboration, Miratul a réussi à faire passer l’innovation de la salle de recherche à des solutions concrètes. C’est maintenant à votre tour de suivre ses traces et de créer le changement grâce à la science et à la technologie !

SIGIT ISMAWANTO

Sigit Ismawanto (dit Sigit),
originaire de Yogyakarta (Java) travaille depuis 13 ans pour l’Indonesian
Rubber Research Institute (IRRI), au centre de recherche de Sembawa
(Palembang).

En quoi consiste ton travail
au centre de recherche de Sembawa ?

A l’IRRI, je suis plant
leader
. Mon travail consiste à créer de nouveaux génotypes d’hévéas, de
nouveaux clones qui possèdent certaines caractéristiques qu’il nous revient
après d’évaluer. L’objectif à long terme est de trouver un clone combinant
résistance au stress abiotique et bonne productivité.

Quel est ton parcours
académique ?

J’ai d’abord effectué une licence à
l’Université Gajah Mada de Yogyakarta (UGM) en biologie, obtenue en 2005. J’ai
ensuite travaillé trois ans (2005-2008) pour le centre de recherche de Sembawa.

Grâce à cette expérience –
et au court assez élevé à l’époque du caoutchouc -, j’ai obtenu le soutien
financier de l’IRRI pour effectuer mon master en ingénierie génétique en
Malaisie (Université Putra Malaysia), de 2009 à 2013.

Retour au centre, encore. Puis
maintenant, en 2019, j’ai débuté une thèse à UGM grâce à un financement du
LPDP.

Pourquoi avoir rejoint
l’IRRI après ta licence ?

Par un concours de
circonstance et d’opportunités ! J’aurais pu être professeur ou chercheur mais
malheureusement, pour les universités islamiques d’état il faut aussi parler
l’arabe, que je ne maîtrisais pas ! J’ai vu une offre du centre de recherche de
Sembawa où seules des compétences scientifiques en biologie étaient nécessaires
et j’ai sauté sur l’occasion.

Dans quelles circonstances
as-tu commencé à travailler avec l’équipe de Pascal Montoro (Cirad) ?

A l’époque mon prédécesseur,
pak Kuswanhadi, effectuait son PhD à Montpellier dans l’équipe de Pascal
Montoro. A son retour au centre de recherche de Sembawa en 2006, il est devenu
chercheur et a continué à coopérer avec l’équipe du Cirad. Je venais seulement
d’arriver au centre et effectuait ma licence mais j’étais parfois sollicité sur
des tâches de technicien.

A la fin de mon master,
c’est là où j’ai vraiment commencé à être partie prenante. En effet ils avaient
commencé ce projet de phénotypage sur lequel j’ai été intégré.

Que retires-tu de cette
expérience de coopération avec la France ?

C’est très bien pour les
recherches car ils ont des équipements que nous n’avons pas. Donc ils peuvent
aller plus loin dans l’analyse. Sur un point plus personnel cet échange de
l’Indonésie vers la France et de la France vers l’Indonésie va me faire monter
en compétence.