Science Project

L’HEVEA FACE AU CHOC DE L'ENCOCHE SECHE

Un challenge économique, climatique et humain 

Depuis plus de 20 ans, Pascal Montoro (CIRAD) et son équipe travaillent presque exclusivement sur l’hévéa. Des recherches qui les ont amenés à coopérer avec l’Indonésie - deuxième producteur mondial de caoutchouc naturel - et plus précisément avec le centre de recherche de Sembawa de l’IRRI (Indonesian Rubber Research Institute).

L’hévéa a un rôle important dans les économies du sud-est asiatique, cependant le contexte global n’est pas favorable à sa production : le prix du caoutchouc a chuté alors que le coût de production est élevé, on constate une pénurie de main d’oeuvre et cet arbre est soumis à un syndrome appelé « encoche sèche » qui peut être aggravé par le changement climatique (sécheresse, propagation de maladies…). En étudiant les mécanismes potentiellement responsables de cette limitation physiologique, les équipes du CIRAD et de l’IRRI cherchent à sélectionner les phénotypes les plus résistants et à haut rendement.

Afin d’effectuer des analyses écophysiologiques et métabolomiques de la production de latex dans le contexte de changement climatique, le CIRAD et le centre de recherche en biotechnologie de l’Université Gajah Mada (UGM) ont débuté une nouvelle coopération portée, côté UGM, par Prof. Siti Subandiyah (phytopathologiste) et Dr. Tri Rini Nuringtyas (biochimiste).


L'équipe de recherche composée de Dr. Fetrina Oktavia, Sigit Ismawanto, Prof Siti Subandiyah, Dr. Tri Rini Nuringtyas,
Pascal Montoro et Junaidi


Ce volet, soutenu en 2019 via le programme Nusantara par le Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et le RISTEKDIKTI sera également l’occasion de former la future génération de chercheurs indonésien. Deux chercheurs du centre de recherche de Sembawa ont commencé en 2018 une thèse à UGM financée pour Mr Sigit Ismawanto par LPDP et pour Mr Junaidi par une bourse Agropolis - SEARCA.

Un passage de relai indispensable quand on sait que les hévéas plantés en 2019 ne pourront être exploités qu’en 2044 ! 


                    Retrouvez ce projet ainsi que de nombreux autres dans le Grand Livre de la Coopération Scientifique 


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