Appel à projets : Science et Impact mars 2021

Session de mars 2021 : clôture le 24 février 2021

Dans une démarche de renforcement de la coopération en Sciences et Technologies entre la France et l’Indonésie, l’Ambassade de France en Indonésie déploie un programme dénommé « Science et Impact ». Celui-ci intervient en articulation d’autres programmes existants et en préparation, afin d’offrir un panel complet d’outils de coopération en Sciences et Technologies.

L’Ambassade de France en Indonésie entend donc fournir ici un outil souple, réactif et léger d’appui à la coopération en Sciences et Technologies. Il vise à supporter les acteurs français dans leurs travaux de coopération avec l’Indonésie lorsqu’un besoin ponctuel apparaît (e.g. conférence, soutenance de thèse, stage, séminaire, étude scientifique ponctuelle, traduction…).

Une réalisation visible est attendue de chaque action qui sera financée par ce programme afin d’illustrer les Impacts de la Science, en particulier dans le cadre de la coopération entre la France et l’Indonésie. Aucune restriction de thématique scientifique ne s’applique.

Le montant attribué à chaque dossier ne pourra pas dépasser la somme de 10 000 € (dix mille euros) ; la moyenne des sommes allouées par projet depuis Octobre 2016 s’établissant autour de 4 000 € (quatre mille euros).

Le mode retenu pour l’attribution du financement est celui d’une subvention à l’institution ; ayant une personnalité morale en France. Une attestation de non prélèvement de frais par l’institution est impérative avant versement. Aucune convention ne sera établie entre l’Ambassade et l’institution lauréate puisqu’il s’agit d’une décision unilatérale de financement.

Pour déposer votre candidature, veuillez remplir le formulaire suivant :

Formulaire Science et Impact session de mars 2021

Attention

  • Un seul formulaire par projet sera évalué.
  • Une fois le formulaire validé, il n’est plus possible de le modifier.

Pour plus d’information, veuillez consulter APPEL A PROJET SCIENCE ET IMPACT 2021.

Et pour tout renseignement, vous pouvez contacter le service de coopération scientifique et technologique : projet@ifi-id.com.

Fête de la science 2020, 9-16 novembre

Événement majeur de la culture scientifique en France, la Fête de la Science revient cette année en Indonésie après deux ans d’absence. Conçue afin de promouvoir la science auprès du grand public, la Fête de la Science est l’occasion pour les universités, les centres de culture scientifique, les centres culturels, les laboratoires, d’ouvrir leurs portes au public, de vulgariser les travaux de recherche, de faire passer le savoir scientifique. Cette année, la thématique retenue est : les relations Homme-Nature. 

Portée par l’Institut français d’Indonésie, la Fête de la Science se déroulera du 9 au 16 novembre 2020 et sera totalement en ligne ! Chaque jour, un thème majeur de la coopération scientifique franco-indonésienne sera couvert : Maritime, Santé, Environnement, Agriculture, Energie.

Pour chaque thème, un webinaire sera présenté, des activités adaptées seront proposées par nos partenaires (Kuark…), des vidéos tournées par des doctorants indonésiens en France seront diffusées…

Suivez-nous sur le site de l’IFI tout au long de la semaine pour ne rien manquer !

Programme détaillé :

Lundi 9 novembre

Vidéo
Explique ta thèse ! – Mukhamad Ngainul Malawani

Évolution du paysage de l’île de Lombok pendant l’Holocène, en relation avec l’activité volcanique, le changement climatique et les preuves géo-archéologiques

Des étudiants indonésiens poursuivant leurs études en France nous présentent leur thèse et partagent avec nous leur quotidien de doctorant, ce qu’ils aiment en France, ce qui leur manque en Indonésie.

Webinaire – Maritime
Les récifs coralliens

Présentation par Ruxandra Toderasc – Association Coral GuardianLundi 9 novembre 2020 – 15h Jakarta – ZoomInscription : http://bit.ly/fds20-coralguardianLe webinaire se tiendra en anglais

Coral Guardian agit pour la protection des récifs coralliens en impliquant les populations qui en dépendent à travers des actions concrètes de terrain.

Webinaire – Maritime
Gestion des ressources aquatiques. La microalgue HASLEA : rôles et caractéristiques

Présentation par Sulastri ArsadLundi 9 novembre 2020 – 19h Jakarta – ZoomInscription : http://bit.ly/fds20-maritimLe webinaire se tiendra en indonésienSulastri Arsad effectue ses recherches sur le bioprospecting, l’isolation, la culture et l’application des microalgues de l’espèce Haslea, espèce au rôle et aux caractéristiques bien particuliers.

 

Mardi 10 novembre

Vidéo
Explique ta thèse ! – Mekro Permana Pinem

Emballage comestible de nanocomposite à base de chitosane

Des étudiants indonésiens poursuivant leurs études en France nous présentent leur thèse et partagent avec nous leur quotidien de doctorant, ce qu’ils aiment en France, ce qui leur manque en Indonésie.

Webinaire – Santé
Briser le génome du SRAS-CoV-2 pour trouver un moyen de mettre fin à la pandémie : connaissons-nous vraiment le virus ?

Présentation par Riza PutrantoMardi 10 novembre 2020 – 19h Jakarta – ZoomInscription : http://bit.ly/fds20-kesehatanLe webinaire se tiendra en indonésien

Riza Putranto est chercheur spécialisé dans les domaines de la génomique, transcriptomique et métagénomique. Ce webinaire amènera une réflexion générale sur ce que nous avons observé sur la pandémie au cours des 8 derniers mois en Indonésie d’un point de vue scientifique.

 

Jeudi 12 novembre

Vidéo
Explique ta thèse ! – Kadek Wiweka

Desa Wisata peut-il être un modèle indonésien de développement durable du tourisme rural ? L’étude de cas au Java Central (Yogyakarta)

Des étudiants indonésiens poursuivant leurs études en France nous présentent leur thèse et partagent avec nous leur quotidien de doctorant, ce qu’ils aiment en France, ce qui leur manque en Indonésie.

Webinaire – Agriculture
BEFTA : La science de l’amélioration de la biodiversité et de la restauration des services écosystémiques dans le système agricole du palmier à huile.

Présentation par Jean-Pierre Caliman et Anak Agung Ketut AryawanJeudi 12 novembre 2020 – 19h Jakarta – ZoomInscription : http://bit.ly/fds20-agrikulturLe webinaire se tiendra en anglais

BEFTA, pour Biodiversité et fonctions écosystémiques dans l’agriculture tropicale, est une plateforme mise en place dans un paysage de palmiers à huile de Sumatra pour étudier scientifiquement la capacité des pratiques de terrain appropriées, en particulier celles liées à la gestion du sous-bois, à fournir une diversité d’habitats au sein des plantations.

 

Vendredi 13 novembre

Vidéo
Explique ta thèse ! – Sih Natalia Sukmi

Le patrimoine préhistorique indonésien face aux défis du développement durable : la construction d’un modèle d’implication des communautés

Des étudiants indonésiens poursuivant leurs études en France nous présentent leur thèse et partagent avec nous leur quotidien de doctorant, ce qu’ils aiment en France, ce qui leur manque en Indonésie.

Présentation – Environnement
Je suis scientifique. Je protège la planète.

Présentation par les enfants lauréats de l’OSK (Olimpiade Sains Kuark)Vendredi 13 novembre 2020 – 15h Jakarta – ZoomLe webinaire se tiendra en anglais et en indonésien

Lors de cette présentation, les alumni de l’OSK (Olimpiade Sains Kuark) contribuent à prendre des mesures concrètes pour protéger la terre en enquêtant sur des projets de logement basés sur le changement climatique.

Projection documentaire – Environnement
Lengguru, expédition au cœur d’un monde inexploré

Présentation par Régis Hocdé, Laurent Pouyaud et Indra Bayu VimonoVendredi 13 novembre – 19h Jakarta – ZoomInscription : http://bit.ly/fds20-lingkunganLa présentation se tiendra en anglais

Les explorateurs de Lengguru proposent une diffusion du documentaire Lengguru, expédition au cœur d’un monde perdu suivi d’une discussion où toutes les questions pourront être posées.

 

Samedi 14 novembre

Vidéo
Explique ta thèse ! – Miratul Khusna Mufida

Big Data et intelligence artificielle pour un système de transport intelligent.

Des étudiants indonésiens poursuivant leurs études en France nous présentent leur thèse et partagent avec nous leur quotidien de doctorant, ce qu’ils aiment en France, ce qui leur manque en Indonésie.

Tournage
Au cœur de la coopération franco-indonésienne à Universitas Indonesia – Le projet Net-Zéro

Les chercheurs et les doctorants de UI nous présentent la genèse, l’évolution et le travail autour du projet Net-Zéro, fruit d’une riche coopération entre l’université de Rennes 1 et Universitas Indonesia.

Webinaire – Energies
La climatisation solaire dans les hôtels Net-Zéro énergie en zone tropicale

Présentation par Paul Byrne et Ardiyansyah YatimSamedi 14 novembre 2020 – 19h Jakarta – ZoomInscription : http://bit.ly/fds20-energiLa présentation se tiendra en anglais

L’université de Rennes et Universitas Indonesia travaillent, depuis 2017, sur le projet de climatisation solaire dans les hôtels à énergie nette zéro des zones tropicales. L’objectif du projet est de concevoir des hôtels qui consomment moins d’énergie qu’ils n’en produisent (net-zéro) avec aucune ou très faible dépendance au réseau électrique.

 

Lundi 16 novembre

Exposition virtuelle
A bord du Nautilus

Présenté par les élèves du Lycée français de JakartaLundi 16 novembre 2020 – Live à 18h 30 Jakarta – Zoom/Youtube

Venez découvrir à bord du Nautilus toutes les inventions du Capitaine Némo et celle de l’ingénieur Cyrus Smith au cours de leur séjour dans l’Île mystérieuse. L’exposition associe disciplines scientifiques et littéraires autour de l’idéal scientiste de Jules Verne.

Découvrir la culture scientifique en France

UN PROJET POUR LES JEUNES INDONESIENS
Un témoignage de Mohammad Qoimam Bilqisthi Zulfikar

Du 1er au 7 décembre 2018, j’ai eu l’occasion de participer à l’incroyable programme nommé la Semaine des jeunes talents scientifiques francophones. Durant cette semaine, j’ai pu présenter des projets scientifiques au siège de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), échanger sur la francophonie dans les sciences et la communication de la culture scientifique, technique et industrielle. Cette expérience m’a profondément inspiré et dès mon retour en Indonésie, j’ai décidé de créer un projet pour les jeunes de ma région, dans la province de Java Est. Le principal objectif de ce projet était de présenter l’avancée de la culture scientifique en France à travers le partage de mon expérience à Paris. J’espère que plus de jeunes comprendront l’importance de la culture scientifique et qu’ils participeront avec enthousiasme aux prochains programmes d’Universcience et de Campus France.

En travaillant avec l’IFI Surabaya, j’ai proposé d’organiser des séances de partage d’expériences où j’exposais ma participation à la semaine des jeunes talents scientifiques francophones 2018, les programmes Universcience et le développement de la culture scientifique en France.

Ce projet a été réalisé de septembre à octobre 2019 dans trois institutions :

  • 28 Septembre 2019 – à l’Institut Français d’Indonésie (IFI) Surabaya [90 participants]
  • 5 Octobre 2019 – à l’Universitas Pesantren Tinggi Darul Ulum (UNIPDU) Jombang [80 participants]
  • 7 Octobre 2019 – à l’Institut Teknologi Sepuluh Nopember (ITS) Surabaya [40 participants]

Je remercie toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de ce projet.

Les coronavirus : chroniques d’émergences réussies

23 juin 2020 | 18.30 | Webinaire Zoom
Gratuit | Enregistrement: Zoom

Depuis quelques années, on observe une multiplication des épidémies d’origine virale, et l’émergence de nouveaux virus qui infectent les populations humaines. Outre une plus grande médiatisation de ces épidémies, il existe un certain nombre de facteurs qui permettent d’expliquer à la fois la multiplication des phénomènes d’émergence, et la réussite de certains types de virus. La réussite émergentielle nécessite à la fois des virus compétents, des hôtes réceptifs et des conditions environnementales qui favorisent la rencontre des deux premiers, et la persistance du virus dans la population. A bien des égards, les coronavirus sont des modèles de virus dont les caractéristiques en font des champions potentiels de l’émergence. Ces virus que l’on décrit très nombreux chez les animaux, sont également fréquents chez l’humain.

A l’occasion de la pandémie de Covid-19, un webinaire autour de ces virus hors normes est proposé.

Biographie : 

Thomas Mourez est Attaché de coopération « Santé et développement social » à l’Ambassade de France au Vietnam.

Il était auparavant Maître de Conférences des Universités-Praticien Hospitalier à la faculté de Médecineet à l’hôpital de Rouen, chercheur au Groupe de recherche sur l’adaptation microbienne (GRAM 2.0), une équipe de recherche spécialisée notamment dans l’adaptation des virus animaux chez l’homme, et membre du Conseil National des Universités (CNU ; section 45).

Spécialiste en virologie médicale, il a débuté ses travaux de recherche en 2001 sur les infections virales respiratoires à coronavirus. Ses travaux dans le domaine des coronavirus lui valent près de 500 citations dans la littérature scientifique internationale. Sa spécialisation dans le domaine du HIV puis des hépatites virales, débute peu après dans les plus grands centres hospitaliers parisiens et en Chine. En 2007, il rejoint l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les hépatites virales (ANRS) puis, fin 2008, l’Université Paris Diderot et l’Institut Pasteur de Paris dans le service de Génomique virale et vaccination de Frédéric Tangy, où il effectuera ses travaux de thèse.

Il est l’auteur d’une trentaine de publications originales dans des journaux d’audience internationale dont 18 d’audience majeure (de niveau A ou B), d’une dizaine de publications didactiques francophones dans le domaine de la santé, et il intervient régulièrement dans des conférences ou congrès nationaux et internationaux. Il est également l’éditeur en chef du Traité de Virologie Médicale (800 pages ; Ed. SFM), l’ouvrage de référence francophone de la discipline.

Thomas Mourez est docteur en Pharmacie, docteur en Sciences et titulaire d’un Diplôme Universitaire de Pédagogie Médicale.

Comment le coronavirus a réveillé l’intelligence collective mondiale

Ecrit par Marc Santolini, co-fondateur et Directeur Recherche de Just One Giant Lab, Université de Paris.  Chercheur à l’INSERM et au CRI. 

Partout dans le monde, épidémiologistes, praticiens, ingénieurs (et tant d’autres) exploitent sans relâche le flot de données sur l’épidémie pour modéliser sa progression, prédire l’impact des interventions possibles ou développer des solutions aux pénuries de matériel médical.

Ils génèrent des modèles et des codes ouverts et réutilisés par d’autres laboratoires.

Le monde de la recherche et de l’innovation semble s’être pris d’une frénésie de collaboration et de production de connaissances ouvertes tout aussi contagieuse que le coronavirus.

Serait-ce donc ça, la fameuse « intelligence collective » censée résoudre nos problèmes planétaires majeurs ?

 

La science, un réseau bâti sur les épaules des géants

En 1675, Newton écrivait déjà : « Si j’ai vu plus loin, c’est en me tenant sur les épaules des géants. »

Depuis, la reconnaissance de cet héritage intellectuel collectif est devenue standard dans la recherche scientifique. En science et ingénierie, aujourd’hui, 90 % des publications sont d’ailleurs écrites par des équipes.

Ces trois dernières décennies, l’avènement d’internet puis des réseaux sociaux a participé à l’effacement des limitations traditionnelles de l’intelligence collective, des sociétés « des savants » exclusives aux revues à accès payant, en passant par l’opacité du système de revue par les pairs.

La recherche académique vit une facilitation technologique et une ouverture sans précédent permettant à une grande diversité d’acteurs d’interagir de manière immédiate et distribuée. On observe une croissance sans précédent des revues en accès ouvert et de sites d’archivage d’articles.

Hors du système académique, des communautés non institutionnelles voient le jour : hackers, bio-hackers ou encore makers s’auto-organisent en ligne et participent à l’effort collectif de production de connaissance. C’est ce terreau fertile qui permet une réaction sans précédent à la crise de Covid-19.

 

Le Covid-19 réveille l’intelligence collective

Au départ de l’épidémie, on a pu voir la recherche « traditionnelle » s’accélérer et ouvrir considérablement ses moyens de production. Des journaux prestigieux, comme Science, Nature, ou encore The Lancet, qui font d’habitude payer pour l’accès à leurs articles, ont ouvert l’accès aux publications sur le coronavirus et le Covid-19.

Des données sur la progression de l’épidémie sont mises à jour quotidiennement – celles de l’Université John Hopkins par exemple sont le fruit d’un travail ouvert et collaboratif et ont déjà été réutilisées près de 9 000 fois sur la plate-forme de collaboration Github par des projets tiers.

Des résultats sont publiés immédiatement sur des serveurs de pré-publication en accès ouvert ou sur les sites des laboratoires mêmes. Algorithmes et visualisations interactives sont en ligne sur GitHub ; vidéos éducatives et de vulgarisation sur YouTube.

Les chiffres donnent le vertige, avec à ce jour plus de 45,000 articles académiques publiés sur le sujet.

Plus récemment, des initiatives populaires réunissant des acteurs variés ont émergé hors des cadres institutionnels, utilisant des plates-formes en ligne. Par exemple, une communauté de biologistes, d’ingénieurs et de développeurs a émergé sur la plate-forme de collaboration Just One Giant Lab (JOGL) afin de développer des outils à bas coût et open-source contre le virus. Cette plate-forme, que nous avons conçue avec Léo Blondel (Harvard) et Thomas Landrain (La Paillasse, PILI) au cours de ces trois dernières années, a pour vocation d’être un institut de recherche virtuel, ouvert et distribué autour de la planète.

La plate-forme permet à des communautés de s’auto-organiser pour apporter des solutions innovantes à des problématiques urgentes et requérant des compétences fondamentalement interdisciplinaires ainsi que des connaissances « de terrain ». Elle agit comme clé de voûte afin de faciliter la coordination par la mise en relation entre besoins et ressources au sein de la communauté, l’animation autour de programmes de recherche, et l’organisation de challenges.

En particulier, l’utilisation d’algorithmes de recommandation permet de filtrer l’information pour que les contributeurs puissent suivre l’activité et les besoins de la communauté les plus pertinents, fluidifiant la collaboration et facilitant la mise en place d’une intelligence collective.

Lorsque le premier projet lié au Covid-19, un test de diagnostic open source et à bas coût, y est né il y a quatre semaines, on a pu assister à une véritable ruée sur la plate-forme. Le nombre de contributions par minute n’a cessé d’augmenter : des centaines d’interactions, création de projets, échanges… Si bien que le serveur hébergeant la plate-forme ne tenait plus ! En seulement un mois, ce furent plus de 60 000 visiteurs venant de 183 pays, dont 3000 contributeurs actifs générant plus de 90 projets, allant de designs de masques de protection à des prototypes de ventilateurs à bas coût.

Cette communauté massive s’est rapidement organisée en sous-groupes de travail, mêlant des compétences et des univers variés : data scientists de grandes entreprises, chercheurs en anthropologie, ingénieurs et biologistes se côtoient ainsi dans cet univers virtuel.

La personne la plus active, coordinatrice émergente de la communauté s’avère même être… une lycéenne de 17 ans de Seattle ! Cette initiative est aujourd’hui un programme de recherche à part entière, OpenCOVID19, avec 100 000 euros de financements de Axa Research Fund à redistribuer aux projets émergents selon un système de revue par la communauté, en partenariat avec l’AP-HP pour faciliter l’évaluation et la validation des designs destinés à un usage hospitalier, et plusieurs axes majeurs : diagnostique, prévention, traitement, ou encore analyse de données et modélisation.

Carte des compétences partagées par les participants à la plate-forme JOGL sur les projets Covid-19, et leurs interactions.

Marc Santolini, JOGL, CRI, Author provided

L’auto-organisation de communautés a été l’apanage du monde open-source et l’origine de projets massifs tel que Linux. Elle devient aujourd’hui apparente dans la résolution de problèmes globaux et multi-disciplinaires, mettant la diversité des compétences au service de la complexité.

 

L’intelligence collective, c’est quoi ?

 Si nous pouvons mesurer une intelligence individuelle via la performance à diverses tâches et ainsi dériver un « quotient intellectuel » individuel (le fameux QI), alors pourquoi ne pas mesurer l’intelligence d’un groupe d’individus par leur performance à des tâches collectives ?

Des chercheurs ont démontré en 2010 l’existence d’un « facteur c » d’intelligence collective prédictif de la performance de groupe aux diverses tâches.

Pour qu’un groupe maximise son intelligence collective, nul besoin d’y regrouper des gens avec un fort QI. Ce qui compte, c’est la sensibilité sociale des membres, c’est-à-dire leur capacité à interagir efficacement, leur capacité à prendre la parole de manière équitable lors des discussions, ou encore la diversité des membres, notamment la proportion de femmes au sein du groupe.

Autrement dit, un groupe intelligent n’est pas un groupe formé d’individus intelligents, mais d’individus variés qui interagissent convenablement. Et les auteurs de conclure : « il semblerait plus facile d’augmenter l’intelligence d’un groupe que celle d’un individu. Pourrait-on augmenter l’intelligence collective, par exemple, grâce à de meilleurs outils de collaboration en ligne ? »

C’était l’esprit à l’instauration de la plate-forme JOGL : on peut mesurer en temps réel l’évolution de la communauté et l’avancée des projets, ce qui permet de mettre en place une meilleure coordination des différents programmes, dont bien sûr les programmes Covid-19.

Les données offrent aussi un étalon quantitatif de « bonnes pratiques » facilitant l’intelligence collective, permettant l’avancée de recherches fondamentales sur les collaborations que nous menons au sein de mon équipe de recherche au Centre de Recherches Interdisciplinaires de Paris. En effet, en mettant en action les outils de la science des réseaux, nous étudions comment ces dynamiques collaboratives sous-tendent l’avancée des connaissances.

 

Réveil éphémère ou bouleversement à long terme ?

Comment faire en sorte que ces révolutions se pérennisent ? S’il est un enseignement que nous apprennent les « hackathons », ces événements mettant en œuvre les principes de l’intelligence collective pour générer des projets sur un ou deux jours, c’est qu’il est difficile de stabiliser l’activité de ces projets dans le temps, après l’effervescence de l’événement.

Même s’il est tôt pour tirer des conclusions à ce sujet dans le cas d’OpenCOVID19, plusieurs pistes existent pour penser le futur de telles collaborations massives.

Un point commun des communautés qui deviennent rapidement immenses est qu’on y est rapidement perdus ! Qui contacter pour résoudre tel problème ou répondre à telle question ? La solution : une « architecture de l’attention » permettant de guider les individus là où leur talent serait le plus apte à la progression du projet. Autrement dit, c’est dans les systèmes de recommandation, ces mêmes algorithmes qui ont fait le succès des réseaux sociaux tels que Twitter, Instagram ou Facebook, que réside le graal de ces communautés.

Une telle approche, basée sur les fondamentaux de la science des équipes et la science des réseaux, permet d’utiliser les traces digitales laissées par la communauté (interactions, discussions, projets réalisés, compétences déclarées) pour présenter dans un flux d’activité quelle serait la meilleure personne à contacter, le projet le plus pertinent à aider, ou encore la tâche la plus logique à produire par la suite.

Au cœur de l’architecture de JOGL, de tels algorithmes permettent ainsi de favoriser ces rencontres hasardeuses qui s’avèrent être de manière inattendue bénéfiques à un projet.

Le développement de tels algorithmes de recommandation au profit de collaborations massives nécessite l’apport de disciplines variés, allant de l’informatique aux sciences sociales, en passant par les mathématiques ou l’éthique. Finalement, le futur de l’intelligence collective se retourne sur lui-même : car c’est bien l’intelligence collective qui devra se mettre au service de son propre devenir.

Cet article a été initialement publié par The Conversation France. Pour voir l’article sur le site, cliquez ici.

Reconfiguration de l’islam du XVIIème siècle dans l’archipel : remise en question de l’orthodoxie

26 Février 2020 | 17.30 | IFI Thamrin
Gratuit | Reservation: Eventbrite

 

Durant les XVème et XVIème  siècles, l’Islam s’est répandu rapidement à travers Nusantara (Asie du Sud-Est maritime).

A la fin du XVIème siècle, en conséquence de la rapide expansion des sultanats et du renforcement des liens transocéaniques avec le monde musulman frontalier, la région a connu d’importants changements. La pensée islamique de l’Asie du Sud-Est de cette époque, qui incluait des traités politiques et juridiques sur la mer et la souveraineté, reflétait la réception dynamique des premiers textes modernes et idées d’outre-mer. Les relations avec l’Empire ottoman, l’Egypte, Istanbul et l’Empire moghol ont aussi remodelé la constitution de l’Islam sunnite dans la région, une identité précédemment vue comme vague. A Aceh, la rupture politique qui a suivi la mort de l’estimé souverain et patron du soufisme philosophique, le Sultan Iskandar Muda (r. 1607-1636), a influencé le terrain social et religieux de l’archipel au cours des années 1630 et 1640.

En réponse à la perplexité religieuse des masses et à la nécessité de définir l’apostasie, des tentatives d’articuler une forme de sunnisme orthodoxe qui deviendrait l’inspiration pour l’Islam Malais ont été mises en place. Les intellectuels du Sud-Est asiatique, les souverains et les étudiants religieux ont naturellement mêlé les autorités de l’Empire ottoman au débat. Ces autorités étaient alors majoritairement entre les mains de résidents étrangers (peuples non-arabes, à savoir, al-mujawirun) et ont offert des réinterprétations textuelles en adoptant, d’une manière quelques peu aristotélicienne, le « juste milieu » de la pensée Islamique.

Dans ce contexte, cette présentation vise à donner un nouvel éclairage à la dimension mondiale de l’Islam dans le Nusantara du XVIIème siècle.

 

Le conférencier

Zacky Khairul Umam a étudié les cultures islamiques et moyen-orientales prémodernes et contemporaines à Jakarta, Canberra et Istanbul, avant de déménager à Berlin en tant que docteur à la Berlin Graduate School of Muslim Cultures and Societies, Université Libre de Berlin. Ses recherches actuelles se concentrent sur l’histoire culturelle et intellectuelle de l’Islam pré-moderne, y compris dans l’Empire Ottoman et l’Asie du Sud-Est. Ses réflexions, depuis le début de ses études supérieures, ont été publiées dans plusieurs grands médias indonésiens. Il est actuellement chercheur invité à l’Ecole Française d’Extrême-Orient à Jakarta et membre de l’Abdurrahman Wahid Center for Peace and Humanities, Universitas Indonesia.

 

Vous avez raté une conférence du cycle Hommes, Territoires, Sociétés ? Vous pouvez toutes les revoir sur notre chaîne Youtube.

4ème édition ma thèse en 180 secondes

Pour sa 4ème édition, le concours MT180 Indonesia s’est tenu le 1er novembre 2019 à Makassar, au sein de l’Université Hasanuddin (UNHAS), en parallèle des 11èmes Assises pour la coopération scientifique franco-indonésienne. Huit candidats se sont succédé sur la scène de l’amphithéâtre Mattulada pour présenter, en 180 secondes, leur sujet de thèse devant un public non spécialiste. Devant un jury composé de français et d’indonésiens, les jeunes chercheurs ont su vulgariser leur sujet de recherche avec talent et dans le respect des contraintes imposées : une seule diapositive, aucune animation, et surtout faire une présentation en français !

Préparation des candidats

Les candidats ont suivi des séances de coaching, bien en amont de l’événement. En fonction des besoins, ils ont pu bénéficier d’une à trois heures de cours de français dans les IFI ou Alliances françaises de leurs régions (Jakarta, Yogyakarta, Surabaya, Bandung, Bali). De surcroit, ils ont eu le droit à un suivi personnalisé effectué par la gagnante du concours 2017, Maya Puspita.

Les entrainements, de nature différente, se sont faits en plusieurs temps :

  1. Une première étape a consisté dans l’adaptation du contenu de la présentation. Les candidats devaient s’assurer du bon niveau de vulgarisation.
  2. La seconde étape était l’écriture du texte en français. Avec l’aide des professeurs de français des IFI, les candidats ont pu travailler le vocabulaire et la grammaire de leurs productions.
  3. Une troisième étape de répétition orale a eu lieu à l’approche de l’événement. Les candidats ont ainsi pu travailler leur diction, contrôler leur rythme et ajuster les contenus de leur présentation.
  4. Enfin, la dernière étape de préparation s’est déroulée la veille et le jour de l’événement et se concentrait sur la présentation en public.

Le jour de l’événement, les présentations des candidats ont été reçues avec enthousiasme par les spectateurs qui ont noté un niveau de français particulièrement bon et des sujets généralement bien vulgarisés et surtout porteurs.

Les lauréats du concours :

  • 1er prix: Mahdi MUBAROK, Université de Lorraine.

Sujet : « Valorisation du bois de hêtre par le développement des traitements de modification chimique innovants et respectueux de l’environnement ».

  • 2ème prix: Natasha Erinda Putri MONIAGA, Universitas Udayana.

Sujet : « La communication de la signification et du mythe de la marque « Bali, The Island of Gods » dans la promotion du tourisme sur les réseaux sociaux. »

  • 3ème prix: Bachtiar MUTAQIN, Paris I Panthéon Sorbonne.

Sujet : « Impacts géomorphiques de l’éruption du Samalas en 1257 le long du détroit d’Alas, Nusa Tenggara Ouest, Indonésie. »

La liste des candidats :

  1. I Dewa Made Frendika SEPTANAYA – Lettres Sorbonne Université
  2. Gara Samara BRAJADENTA – Université de Poitiers
  3. Bachtiar Wahyu MUTAQIN – Paris 1 Panthéon Sorbonne
  4. Edvia Gracia ARDANI – Postgraduate School of Sahid Jakarta
  5. Mahdi MUBAROK – Université de Lorraine
  6. Tri KUSNAWATI – Universitas Negeri Jakarta,
  7. Natasha Erinda Putri MONIAGA – Universitas Udayana
  8. Pipit ANGGRAENI – Université Polytechnique des Hauts de France

Les membres du jury

Le jury était présidé par M. Stéphane Dovert, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’IFI Jakarta, et était composé de :

  • Mardi Adi Armin, professeur de littérature française de l’UNHAS
  • Benoît Bavouset, directeur délégué de l’IFI Surabaya
  • Jean-Marie Pincemin, Conseiller en recherche internationale à l’Université de Poitiers

11ème Assises franco-indonésiennes pour l’enseignement supérieur, la recherche, l’inovation, l’entreprenariat

L’Institut français d’Indonésie (IFI) – Ambassade de France en Indonésie, en collaboration avec le Ministère de la Recherche et de la Technologie – Agence de la Recherche et de l’Innovation de la République d’Indonésie (KEMRISTEK/ BRIN), a organisé les Assises de la coopération franco-indonésiennes (Joint Working Group) ainsi que le concours MT 180, à l’Université Hasanuddin de Makassar, du 30 octobre au 1er novembre 2019.

L’événement a été inauguré par Monsieur Bambang Brogjonegoro, ministre de la Recherche et de la Technologie, Monsieur Olivier Chambard, Ambassadeur de France en Indonésie, ainsi que Madame Dwia Aries Tina Pulubuhu, rectrice de l’université Hasanuddin. Les Assises ont réuni 182 représentants d’universités françaises et indonésiennes dont de nombreux chercheurs des deux pays.

A cette occasion, le Gouverneur de Sulawesi du Sud, Monsieur Nurdin Abdullah, a reçu officiellement les délégations indonésiennes et françaises de Makassar lors d’un dîner organisé dans sa résidence la veille de l’événement.

Durant ces deux jours, l’université a accueilli des conférences publiques, des spectacles de théâtre scientifique ; les « Binôme » de la compagnie théâtrale Le sens des mots, ainsi que les fameux Joint Working Group (JWG). Ils se sont déroulés autour de 7 ateliers thématiques : sécurité alimentaire et agriculture, santé et médecine, ingénierie et énergie (énergies alternatives et renouvelables), technologies de l’information et de la communication, sciences sociales et humaines (droit, politique, tourisme, économie), écologie, gestion de l’environnement et sciences maritimes et marines et enfin le Consortium Franco-Indonésien de Gestion de l’Energie (FICEM).

Un concours de présentation de thèse doctorale a également eu lieu durant les Assises ; le concours Ma thèse en 180 secondes. Les candidats, jeunes chercheurs, avaient pour défi de présenter les résultats de leurs recherches en français et en 3 minutes seulement, devant un jury composé de M. Stéphane Dovert, Conseiller de coopération et d’action culturelle de l’IFI, Benoît Bavouset, Directeur de l’IFI Surabaya, Mardi Armin, enseignant de littérature française à l’université Hasanuddin, ainsi que Jean-Marie Pincemin, conseiller en relations internationales à l’Université de Poitiers.

Le lauréat du prix, Mahdi Mubarok, étudiant postdoctorant à l’université de Lorraine, a présenté les résultats de sa thèse intitulée « Valorisation du hêtre européen par le développement d’un traitement de modification chimique innovant et respectueux de l’environnement ». Ses recherches visent à accroitre la stabilité dimensionnelle et la durabilité du bois grâce à des techniques respectueuses de l’environnement, déjà adoptées en Europe.

Ces 11èmes Assises de la Coopération franco-indonésienne, en plus d’avoir permis aux acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche de se rencontrer, a servi à renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays, qui fêtent en 2020 leur 70 ans d’amitié.

A l’issue de l’événement, les participants ont créé un nouveau réseau de coopération principalement axé sur les accords entre universités sous la forme de programmes de diplômes conjoints, de formation de professeurs et d’étudiants, de projets de financement de recherche et de transfert de technologie. Ces nouveaux accords constituent l’agenda des 12èmes Assises de la coopération franco-indonésienne.

Le gouvernement français, par l’intermédiaire de l’IFI, s’est engagé à développer l’enseignement supérieur, la recherche et la technologie en Indonésie par le biais de diverses formes de coopération avec le ministère de la recherche et de la technologie/BRIN, le ministère de l’Education et de la Culture de la République d’Indonésie, ainsi que les établissements d’enseignement supérieur et de recherche des deux pays.

Le rendez-vous est donc pris pour le 70ème anniversaire de la collaboration entre l’Indonésie et la France, l’année prochaine !

Semaine de la diplomatie climatique de l’Union Européenne à l’IFI

Dans le cadre de la semaine de la Diplomatie Climatique de l’Union Européenne, qui s’est tenue à Jakarta du 23 septembre au 6 octobre 2019, l’Institut Français d’Indonésie accueillait deux évènements. A l’occasion d’une table-ronde, Ludovic Maria, Attaché sectoriel Environnement & Energie au service économique de l’Ambassade de France et Emmanuel Baudran, Directeur pays de l’AFD (Agence Française de Développement), sont revenus sur les avancées françaises réalisées depuis la conférence historique de la COP21, aussi bien en France à travers le plan national énergie-climat, mais aussi dans les pays en développement, en proposant une aide technique et financière pour accompagner leur transition bas-carbone.

La semaine se clôtura également à l’IFI avec la projection du film « Qu’est-ce qu’on attend ? », documentaire retraçant l’histoire d’une petite ville de 2 200 habitants en France (Alsace) qui s’est lancée dans une démarche de transition écologique, afin de réduire l’empreinte écologique de la commune française.

La jeunesse indonésienne, à l’honneur de la semaine cette année, a pu ainsi confronter ses impressions et échanger directement avec des acteurs de la diplomatie climatique française et européenne, afin de réfléchir ensemble sur comment ces engagements politique en pratiques, à la mesure des possibilités de chacun.

Revivez les 10èmes assises de la coopération franco-indonésienne

26 – 28 juin 2018

Futuroscope de Poitiers

Chiffres clès :

10èmes assises

200 participants

6 ateliers thématiques

300 exemplaires du Grand Livre de la Coopération distribués

Le 26 juin, près de 200 personnes se sont réunies au Palais des Congrès du Futuroscope pour le lancement des 10èmes assises de la Coopération universitaire et scientifique franco-indonésienne ! 

Lieu d’échange et de discussion, ces assises offrent aux représentants institutionnels et aux acteurs du monde de l’enseignement, de la recherche et de l’innovation présents un moment pour nourrir les collaborations existantes et dessiner les contours de nouveaux partenariats. Ces Assises 2018, permettront également de dresser un bilan des actions menées ces 10 dernières années et de renforcer l’ambition des relations bilatérales franco-indonésiennes dans le champ de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ; d’identifier les priorités et échéances des évènements et programmes à venir, esquissant ainsi les orientations de la coopération future.

Cette édition anniversaire traite tant des aspects méthodologiques de la coopération (mobilité des enseignants et des étudiants, accords inter-universitaires, systèmes de bourses, double diplômes, projets de recherche conjoints) que des thématiques de recherche. Enfin, un aspect particulier de ces assises consistera à discuter des processus de valorisation de la recherche, de transfert de technologie, d’innovation et de développement économique.

Les temps forts

Les assises ont débuté par une cérémonie d’ouverture présidée par Loïc Vaillant, Président de la ComUE Léonard de Vinci, en présence notamment de Jean-Charles Berthonnet, Ambassadeur de France en Indonésie, et de Hotmangaradja Pandjaitan, Ambassadeur d’Indonésie en France.

Cinq sessions plenieres ont ensuite suivi afin de donner l’occasion aux participants d’avoir une vue d’ensemble et de discuter des politiques et des systèmes d’innovation en France et en Indonésie. Les intervenants ont présenté l’état de la coopération scientifique et universitaire entre la France et l’Indonésie, les nouveaux programmes de financements et ont formulé les grandes orientations de la coopération.

La finale indonésienne du concours « Ma thèse en 180 secondes » (MT180) a clos cette première journée. 9 candidats se sont affrontés, chacun ayant 3 minutes pour présenter de façon attractive et convaincante son sujet de thèse. Découvrez le/la finaliste et sa prestation ici !

Le mercredi 27, les participants ont eu l’opportunité à travers différents moments d’échanges (autour des posters ou lors des «projects dating ») de nouer des relations partenariales ensuite concrétisées lors des six ateliers thematiques (Sécurité Alimentaire et Agriculture, Santé et médecine, Energies, TIC, Sciences Humaines et Sociales, Sciences marines et maritimes).  Ils ont été conçus avec une approche transversale permettant d’aborder tous les aspects de la recherche en enseignement supérieur, des processus d’innovation et du transfert de technologie dans différents domaines scientifiques.

Enfin ces assises se sont clôturées sur la visite de laboratoires de pointe (PPrime, XLIM, IPAM, SPCTS…).

Depuis la première édition en 2008, les assises ont gagné en visibilité et en affluence. Cela reflète l’état de la coopération entre nos deux pays qui se renforce au fur et à mesure du temps et des projets qui se mettent en place.  C’est le sens du grand livre de la cooperation scientifique, édité et distribué à l’occasion de cette édition anniversaire, qui plus qu’un recueil de succès communs, est une source d’inspiration pour y découvrir ce qu’il se fait et ainsi mieux structurer sa démarche et choisir ses partenaires.

Les organisateurs

Les Assises de laCoopération Franco-Indonésienne se tiennent tous les ans, alternativement en France et en Indonésie. Evénement phare de la coopération entre les deux pays depuis 2008, les 10èmes Assises se déroulent cette année à Poitiers. Elles sont organisées par la ComUE Léonard de Vinci, en partenariat avec l’Institut Français d’Indonésie (IFI), le Ministère indonésien de la Recherche, de la Technologie et de l’Enseignement supérieur (RISTEK DIKTI), sous l’égide de l’Ambassade de France en Indonésie et de l’Ambassade d’Indonésie en France.

Téléchargez le dossier de presse de l’évènement.