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Ika Amalia Kartika

Née à Cianjur en mai 1968, Ika Amalia Kartika a obtenu son
master en ingénierie chimique à l’ITB (Institut Technologique de Bandung) en
1997 avant de poursuivre sur un doctorat en sciences des agro-ressources à
l’ENSIACET (Ecole Nationale Supérieure des Ingénieurs en Arts Chimiques Et
Technologiques) de Toulouse soutenu en 2005.

Ika Amalia Kartika est aujourd’hui maître de conférences et
chercheure au département de technologie agro-industrielle de l’Institut
Agronomique de Bogor (FATETA-IPB) ainsi qu’au département bioénergie de l’ITB
(FTI-ITB).

 

– Sur
quoi portent tes recherches ?

Je mène actuellement des recherches sur le fractionnement du
calophyllum afin de produire de l’huile et de la résine en développant des
technologies d’extraction en solvant binaire et de thermopressage en extrudeur
bi-vis. L’huile de calophyllum produite servira à la fabrication de biodiesel
et de résines alkydes. Et comme rien ne se perd, la résine produite pourra
également être utilisée à des fins cosmétiques et pharmaceutiques comme
antioxydant.

Nous développons également une technologie de
transestérification in situ afin de produire du biodiesel directement à partir
de graines. Cette technologie est très simple, facile à appliquer, et consomme
peu d’énergie. Le développement de transestérification in situ et l’utilisation
de graines de calophyllum comme matières premières soutiennent le développement
de technologies durables pour le biodiesel.


Je pense que pour ma prochaine carrière je me concentrerai sur les recherches
liées au fractionnement et
à la
transformation de produits agricoles en produits à haute valeur ajoutée et au
développement des technologies durables. J’aime beaucoup faire des recherches
et trouver quelques choses de nouveau. Pour moi, c’est un défi intéressant et
non pas ennuyeux.

 

– Comment
as-tu été amenée à coopérer avec la France ?

Après avoir terminé ma thèse en
2005, j’ai continué à rester en contact avec mon directeur de thèse, Dr Luc
RIGAL. Depuis 2009 nous menons des recherches ensemble.

Notre première collaboration de
recherche a été un
PHC NUSANTARA.
Sur ce projet, nous avons travaillé ensemble sur le fractionnement et la
transformation des graines de jatropha pour produire de l’huile, du biodiesel
et des panneaux.

Notre collaboration de recherche
se poursuit à ce jour avec le financement du gouvernement français et aussi du
gouvernement indonésien. Nous travaillons toujours sur le fractionnement et la
transformation des graines diverses pour produire de l’huile, du biodiesel, des
panneaux, et autres produits à grande valeur ajoutée.

 

– Qu’est-ce que tu retires de
ces expériences de coopération ?

Cette collaboration de recherche
est très utile et importante pour ma carrière, en particulier pour améliorer
mes compétences en globalisation. De plus, je suis de plus en plus confiante
pour mener des recherches en coopération avec d’autres chercheurs du monde
entier.

 

– Dernièrement
tu as participé à l’initiative
« Make our planet great again » 
du gouvernement Français, à quoi cela
correspond-il ?
 

J’ai déposé mon projet à ce programme en mai 2018. Nous
sommes partis du constat qu’en Indonésie il devient urgent de disposer de
biocarburants pouvant remplacer les combustibles fossiles. En effet la
production de pétrole est en baisse depuis 5 ans en raison du déclin naturel
des puits de pétrole. En outre, la qualité de l’environnement en Indonésie
diminue d’années en années. Il est donc nécessaire de développer des carburants
respectueux de l’environnement tels que le biodiesel pour empêcher une
dégradation durable et irréversible de l’environnement. Mes recherches sur
l’utilisation de calophyllum comme biodiesel est une alternative prometteuse
car renouvelable et écologique. Cependant la technologie actuelle de production
de biodiesel est longue et coûteuse.

J’ai remporté une bourse pour améliorer cette
technologie : l’objectif est de produire du biodiesel à partir des fruits
de calophyllum en une seule étape.

Je reçois l’indemnité journalière, le billet d’avion
aller-retour, et aussi l’assurance maladie pour la durée de mon séjour en
France. La prochaine étape de notre projet est de proposer des projets de
recherche avec des fonds plus importants tels que des projets de l’Union
européenne. Nous allons former un consortium avec des universités du Cambodge
et du Vietnam pour mener des recherches communes sur le développement de technologies
durables pour le biodiesel.

 

Retrouvez plus d’informations sur les projets d’Ika Amalia Kartika sur la production de biodiesel dans Le Grand Livre de la Coopération Scientifique,
aux pages 64-65 et 170-171.

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